Un boursier Vanier explore les effets des blessures à la tête sur le fonctionnement du cerveau

Qu'arrive-t-il vraiment au cerveau après une commotion cérébrale?

Alexander (Sandy) Wright tente de le découvrir avec le Groupe de recherche intégrative sur les commotions cérébrales dans le sport, à l'Université de la Colombie-Britannique en Okanagan. Malgré l'abondante couverture médiatique sur le sujet, les commotions demeurent mal comprises par le milieu médical.

« J'ai subi une importante commotion après avoir entrepris mon doctorat, et cela a transformé ma vision de la valeur de notre travail et de ce que nous tentons d'accomplir », confie M. Wright.

Ayant excellé dans divers sports durant toute sa vie, M. Wright a développé un intérêt pour la science et le corps humain à partir d'un jeune âge.

Il a obtenu un baccalauréat en kinésiologie de l'Université Simon Fraser en 2009, ainsi qu'une maîtrise dans ce même domaine de l'Université de Waterloo en 2011. En tant que candidat à un doctorat de médecine, il travaille actuellement avec les Drs Paul van Donkelaar, Phil Ainslie, Brad Monteleone et Alexander Rauscher à étudier la relation entre la gravité des coups à la tête reçus par les athlètes et les changements dans la régulation de la circulation sanguine dans le cerveau après une commotion, lesquels pourraient avoir une incidence sur le fonctionnement général du cerveau.

M. Wright évaluera 75 à 100 athlètes avant et après un léger traumatisme crânien. À l'aide d'un appareil à ultrasons, il évaluera d'abord la circulation sanguine dans leur cerveau pendant qu'ils s'adonnent à différentes activités, comme la lecture, l'exercice et l'exécution de plusieurs tâches simultanées. Il mesurera ensuite combien de fois ils subissent des traumatismes crâniens pendant la pratique de leurs sports respectifs. En raison de la rudesse de ces sports, M. Wright pense qu'une vingtaine des athlètes subiront une commotion. Chaque fois que cela se produira, il effectuera les mêmes tests 72 heures, deux semaines et un mois après le diagnostic. Il se servira de nouvelles techniques d'imagerie afin de mieux cerner les zones touchées du cerveau.

« Les résultats de nos recherches contribueront à l'amélioration des protocoles de diagnostic et de gestion de ce type de blessure », précise-t-il. « Les connaissances que nous produirons devraient être utiles à la conception d'outils objectifs – peut-être même de nouvelles techniques d'imagerie – dont les professionnels de la santé pourront se servir avec leurs patients. »

M. Wright se dit honoré et reconnaissant d'avoir obtenu une bourse d'études supérieures du Canada Vanier. En plus d'offrir de nouvelles possibilités de collaboration, cette récompense contribue aussi à convaincre les autres de la valeur de ses travaux. À son avis, cette conviction est essentielle à tout étudiant faisant une demande de bourse Vanier.

« Employez-vous à devenir un excellent communicateur, autant de vive voix que par écrit », conseille-t-il. « Pour le reste, soyez simplement vous-même. Si vous êtes une personne motivée qui prend des initiatives, laissez parler votre passion. »

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