Une boursière Vanier étudie comment les transistors organiques peuvent envoyer, recevoir et stocker des signaux électriques

Zhihui Yi aime explorer des territoires scientifiques inconnus.

Ses efforts n'aboutissent pas toujours au succès escompté, mais cela ne diminue en rien sa motivation comme chercheuse. Cela a plutôt pour effet de l'alimenter.

« Le chemin du succès est souvent parsemé d'embûches », philosophe-t-elle. « Depuis mon plus jeune âge, j'ai toujours voulu devenir une grande inventrice. »

Ses deux parents l'ont toujours encouragée à trouver des réponses à ses questions scientifiques et à réaliser son ambition de devenir inventrice.

Elle était l'une des meilleures étudiantes du programme de chimie à l'Université normale du Jilin et à l'Université du Jilin en Chine, où elle a obtenu un baccalauréat en 2004 et une maîtrise en 2007.

En 2012, elle a commencé à s'intéresser à la bioélectronique organique, une nouvelle discipline qui combine la chimie, la physique et le génie avec la biologie. Le but des chercheurs dans ce domaine est de transmettre de l'information entre des cellules vivantes et des matériaux organiques, comme des gels ou des pellicules, dans le but d'influer sur la communication intercellulaire. Ces recherches pourraient être utiles à la réparation de tissus endommagés du corps humain, comme la peau.

Pour travailler en bioélectronique organique, Mme Yi est venue poursuivre des études doctorales au Canada, au laboratoire du Dr Fabio Cicoira à l'École polytechnique de Montréal. Elle étudie actuellement comment les transistors organiques (en particulier les solutions salines combinées à des pellicules organiques) peuvent envoyer, recevoir et stocker des signaux électriques. En comprenant comment contrôler l'activité électrique à ce niveau, on pourrait concevoir de meilleurs transistors, qu'il serait ensuite possible d'implanter dans le corps humain. Cela contribuerait à la libération ciblée de médicaments et aiderait à combattre l'épilepsie, les maladies neurodégénératives et la diminution des facultés auditives et visuelles.

La bourse d'études supérieures du Canada Vanier a été utile de diverses façons à Mme Yi.

« Cela m'a fourni des occasions formidables de faire connaître mes travaux et d'échanger avec d'éminents chercheurs », explique-t-elle.

À tous les aspirants chercheurs, Mme Yi recommande d'être déterminé et engagé envers l'avancement de la science. Elle ajoute que pour progresser dans ses travaux, il peut être nécessaire d'accepter de partager avec les autres.

« Lorsqu'on reçoit des suggestions, il faut y réfléchir », conseille-t-elle. « Toute rétroaction est utile, même celle qu'on aime moins. »

Date de modification :